Théologie comparée
Marie et les saints
Mariologie, intercession des saints — la grande divergence entre protestantisme, orthodoxie et catholicisme.
Hypothèses de travail — mémoire et thèse
Trois pistes sur Marie et les saints.
H1. La canonisation : formation d’une procédure
Hypothèse. La réservation de la canonisation au siège romain, effective à partir du XIIe siècle, transforme un fait de reconnaissance locale en procédure juridique, et les étapes de cette transformation sont datables par les actes.
- État de la question
- Le processus est connu dans ses grandes lignes ; les étapes intermédiaires et les résistances locales sont peu documentées.
- Corpus
- Canonisation d’Ulrich d’Augsbourg (993) ; décrétale d’Alexandre III ; Audivimus ; Urbain VIII (1634) ; Divinus perfectionis Magister (1983).
- Méthode
- Recenser les canonisations locales et romaines par siècle et dater l’extinction des premières.
Ce qui la réfuterait : Une persistance de canonisations locales reconnues après le XIIIe siècle.
H2. Les apparitions mariales : critères de discernement
Hypothèse. Les critères romains de discernement des apparitions, fixés en 1978 et révisés en 2024, ont été appliqués de manière inégale, et le taux de reconnaissance rapporté au nombre de cas signalés est très faible, ce que les données permettent d’établir.
- État de la question
- Les cas reconnus sont connus ; le dénominateur — l’ensemble des cas soumis — ne l’est pas.
- Corpus
- Normae S. Congregationis (1978) ; normes révisées (2024) ; dossiers de Lourdes, Fátima, Beauraing, Kibeho ; cas non reconnus ; archives diocésaines.
- Méthode
- Recenser les cas soumis et leur issue sur une période donnée, et calculer les taux.
Ce qui la réfuterait : Un taux de reconnaissance élevé, ou une impossibilité d’établir le dénominateur.
H3. L’invocation des saints : ce que les Réformateurs rejettent
Hypothèse. Les textes réformateurs distinguent l’invocation, qu’ils rejettent, et la commémoration, qu’ils maintiennent ; cette distinction a été perdue dans la pratique protestante ultérieure, et le calendrier des Églises luthériennes et anglicanes en conserve la trace.
- État de la question
- Le rejet est présenté comme global. La clause de commémoration de l’Augustana XXI est peu commentée.
- Corpus
- Augsbourg XXI ; Apologie XXI ; Trente-neuf Articles XXII ; Helvétique postérieure V ; calendriers luthériens et anglicans ; Trente session XXV.
- Méthode
- Comparer les formulations confessionnelles et les calendriers effectivement en usage.
Ce qui la réfuterait : Un rejet sans clause de commémoration dans les textes confessionnels.