Cent vingt ans séparent la mort de Jésus de la première liste canonique. Dans cet intervalle, une secte juive de Galilée devient une religion distincte, urbaine, largement grecque, organisée et persécutée. Ce module examine ce que l’on sait de cette transformation, ce que l’on croit savoir, et ce qui reste hors d’atteinte — car l’histoire des origines chrétiennes est d’abord une discipline de la documentation rare.
Ce dont nous disposons
Toute proposition sur les origines chrétiennes repose sur quatre ensembles documentaires inégaux, et l’honnêteté méthodologique commence par en mesurer les limites.
| Ensemble | Contenu | Datation | Limite principale |
|---|
| Sources chrétiennes | Lettres pauliniennes authentiques, évangiles, Actes, écrits apostoliques, apocryphes | 50-150 | Confessantes, écrites pour édifier ; aucune ne prétend au genre historiographique sauf Luc, qui l’imite |
| Sources juives | Flavius Josèphe, littérature rabbinique, Qumrân, pseudépigraphes | 75-500 | Josèphe est le seul contemporain ; le rabbinisme est postérieur de deux siècles au moins |
| Sources païennes | Tacite, Suétone, Pline le Jeune, Mara bar Serapion, Lucien, Celse | 110-180 | Brèves, hostiles ou indifférentes, souvent de seconde main |
| Archéologie et épigraphie | Synagogues, habitat galiléen, inscriptions, papyrus, catacombes | Ier-IIIe s. | Ne documente jamais un individu ni une doctrine, seulement des contextes |
Les mentions païennes
Tacite, Annales XV, 44 (vers 116), est le témoignage non chrétien le plus substantiel : rendant compte de l’incendie de Rome en 64, il écrit que Néron désigna comme coupables ceux que le vulgaire appelait chrétiens, dont l’initiateur, Christus, avait été supplicié sous Tibère par le procurateur Ponce Pilate. Deux difficultés : Tacite emploie procurator là que l’inscription de Césarée, découverte en 1961, donne à Pilate le titre de praefectus — anachronisme qui indique une information transmise plutôt qu’archivée ; et rien n’indique qu’il ait consulté autre chose que la rumeur de son temps.
Pline le Jeune, Lettres X, 96 (vers 112), écrit à Trajan depuis la Bithynie pour demander comment traiter les chrétiens. Le document est capital pour la pratique cultuelle : ils se rassemblent avant l’aube un jour fixe, chantent un hymne au Christ «comme à un dieu», s’engagent par serment à ne pas voler ni commettre l’adultère, puis se séparent et se réunissent à nouveau pour un repas ordinaire. Le rescrit de Trajan fixe la doctrine impériale pour un siècle : ne pas rechercher les chrétiens, ne pas accepter de dénonciations anonymes, punir ceux qui persistent.
Suétone, Claude 25, mentionne l’expulsion des Juifs de Rome «parce qu’ils se soulevaient continuellement à l’instigation de Chrestus» — événement daté de 49 par Orose et corroboré par Actes 18,2 (Aquila et Priscille). L’identification de Chrestus avec le Christ est probable mais non certaine : le nom était un anthroponyme servile courant.
Le Testimonium Flavianum Josèphe, Antiquités juives XVIII, 63-64, contient un passage sur Jésus dont le texte reçu est certainement interpolé — il affirme la résurrection et appelle Jésus le Christ, ce qu’un Juif pharisien n’écrit pas. Trois positions : interpolation totale (Schürer, ancienne critique), authenticité intégrale (position aujourd’hui abandonnée), et interpolation partielle sur un noyau authentique — position majoritaire depuis les travaux de Schlomo Pines (1971) sur la version arabe d’Agapius, qui présente un texte plus sobre. La mention de Jacques «frère de Jésus appelé Christ» en Antiquités XX, 200, incidente et sans emphase, est en revanche tenue pour authentique par la quasi-totalité des spécialistes.
Le Jésus de l’histoire : trois quêtes et une crise
La recherche sur le Jésus historique se périodise classiquement en trois phases, découpage proposé par N. T. Wright et devenu standard malgré ses approximations.
| Phase | Dates | Programme | Résultat |
|---|
| Première quête | 1778-1906 | De Reimarus à Wrede : dégager le Jésus de l’histoire du Christ du dogme | Schweitzer (1906) montre que chaque auteur avait reconstruit un Jésus à son image et clôt la phase |
| Absence de quête | 1906-1953 | Bultmann : on ne peut ni ne doit fonder la foi sur la recherche historique | Concentration sur la tradition et le kérygme ; scepticisme historiographique |
| Nouvelle quête | 1953-1980 | Käsemann rouvre le dossier : la continuité entre Jésus et le kérygme est théologiquement nécessaire | Élaboration des critères d’authenticité |
| Troisième quête | 1980- | Sanders, Meier, Vermes, Fredriksen, Wright : replacer Jésus dans le judaïsme du Second Temple | Consensus sur le Jésus juif, dissensus sur presque tout le reste |
La troisième quête a produit un acquis solide et une crise méthodologique.
L’acquis tient en peu de propositions, mais elles sont largement partagées : Jésus était un Juif galiléen ; il a été baptisé par Jean ; il a prêché le Royaume de Dieu ; il a rassemblé des disciples et opéré des actes tenus pour des guérisons et des exorcismes ; il a provoqué un incident au Temple ; il a été crucifié sous Ponce Pilate à Jérusalem, à une Pâque, sous une inscription le désignant comme roi des Juifs ; ses disciples ont ensuite proclamé qu’il était vivant. E. P. Sanders (Jesus and Judaism, 1985) a fondé la méthode sur ces «faits presque indiscutables» plutôt que sur l’authentification de paroles isolées, et ce déplacement est la contribution majeure de la période.
La crise porte sur les critères d’authenticité, qui avaient structuré la discipline depuis les années 1950 et qui sont aujourd’hui frontalement contestés.
| Critère | Principe | Objection décisive |
|---|
| Dissemblance | Est authentique ce qui ne s’explique ni par le judaïsme ni par l’Église | Garantit par construction un Jésus sans lien avec son milieu ni avec ses disciples — c’est-à-dire historiquement impossible |
| Attestation multiple | Est authentique ce qui figure dans plusieurs sources indépendantes | L’indépendance des sources est elle-même une hypothèse ; et la multiplication peut refléter la popularité d’une tradition, non son origine |
| Embarras | Est authentique ce que l’Église n’avait pas intérêt à inventer | Suppose de connaître les intérêts de communautés dont nous ignorons presque tout |
| Cohérence | Est authentique ce qui s’accorde avec un noyau déjà établi | Circulaire : présuppose le résultat |
Le volume collectif dirigé par Chris Keith et Anthony Le Donne (Jesus, Criteria, and the Demise of Authenticity, 2012) a formalisé la critique et proposé une alternative : renoncer à trier les traditions authentiques et inauthentiques pour traiter les évangiles comme des mémoires sociales — des interprétations du passé qui déforment nécessairement, et dont la déformation même est un objet d’étude. Le débat reste ouvert, et cette ouverture fait de la méthodologie de la recherche jésuanique l’un des chantiers les plus féconds pour un travail de master.
Chronologie critique
La chronologie des origines repose sur quelques points d’ancrage fermes et sur beaucoup de déductions.
| Date | Événement | Fondement | Solidité |
|---|
| vers 4 av. J.-C. | Naissance de Jésus | Mort d’Hérode le Grand, datée par Josèphe ; Mt 2 la présuppose vivant | Bonne, si l’on suit Matthieu ; le recensement de Luc 2,2 sous Quirinius (6 ap. J.-C.) est incompatible |
| 27-29 | Prédication de Jean-Baptiste | Lc 3,1 : quinzième année de Tibère | Bonne, avec une marge d’un an selon le mode de comput |
| 30 ou 33 | Crucifixion | Préfecture de Pilate (26-36) ; 14 ou 15 Nisan tombant un vendredi | Les deux dates sont astronomiquement possibles ; 30 est majoritaire |
| vers 33-36 | Vocation de Paul | Compté à rebours depuis Gal 1,18 et 2,1 | Dépend du mode de calcul des intervalles |
| 51-52 | Paul à Corinth devant Gallion | Inscription de Delphes datant le proconsulat de Gallion | Excellente — c’est le pivot de toute la chronologie paulinienne |
| 62 | Exécution de Jacques | Josèphe, Antiquités XX, 200 | Excellente |
| 64 | Persécution néronienne | Tacite, Annales XV, 44 | Excellente pour le fait, faible pour son extension |
| 70 | Destruction du Temple | Josèphe, Guerre VI | Certaine ; pivot de datation des évangiles |
L’inscription de Delphes mérite un mot. Découverte en 1905 et publiée par Émile Bourguet, elle est une lettre de Claude mentionnant Gallion comme proconsul d’Achaïe et datée par la vingt-sixième acclamation impériale, ce qui place le proconsulat en 51-52. Comme Actes 18,12 met Paul devant Gallion, toute la chronologie paulinienne s’articule sur ce point unique. La fragilité de l’édifice mérite d’être dite : une seule pierre épigraphique porte l’ensemble.
Entre la crucifixion et la première génération d’écrits, tout se joue. Un groupe de disciples galiléens se reconstitue à Jérusalem, proclame que le crucifié est vivant, accueille des non-Juifs sans circoncision, se répand dans les villes de l’Empire et se dote en deux ou trois décennies d’un vocabulaire, d’un culte et d’une organisation. Aucun témoin extérieur ne décrit ce processus ; nous ne disposons que de ce que les intéressés en ont écrit, quarante ans plus tard pour les récits et vingt ans plus tôt pour les lettres.
Paul, premier témoin
Les sept lettres incontestées — Romains, 1-2 Corinthiens, Galates, Philippiens, 1 Thessaloniciens, Philémon — sont les documents chrétiens les plus anciens que nous possédions, antérieurs de quinze à trente ans au premier évangile. Elles ne racontent presque rien de la vie de Jésus, ce qui a nourri deux siècles de spéculation, mais elles donnent quelque chose que les évangiles ne donnent pas : un état de la croyance vers 50.
Le passage décisif est 1 Corinthiens 15,3-5, où Paul transmet ce qu’il a lui-même reçu — vocabulaire technique de la transmission traditionnelle, παρέλαβον et παρέδωκα, calque des termes rabbiniques קיבל et מסר. Le formulaire comporte quatre membres articulés par ὅτι : mort pour nos péchés selon les Écritures, enseveli, ressuscité le troisième jour selon les Écritures, apparu à Céphas puis aux Douze. La langue porte des sémitismes que Paul n’emploie pas ailleurs — «Céphas» plutôt que Pierre, «les Douze» comme corps constitué, «le troisième jour» — ce qui indique une formule reçue et non composée.
La datation de cette formule est l’un des rares points où l’on peut remonter très haut. Si Paul l’a reçue lors de sa visite à Jérusalem quinze jours durant auprès de Céphas (Ga 1,18), elle lui est antérieure et remonte aux années 33-36. Ce raisonnement, développé notamment par Joachim Jeremias puis par Martin Hengel, fait de 1 Co 15,3-5 le plus ancien énoncé chrétien conservé, à trois à six ans des faits. La conclusion vaut ce que vaut le chaînon : nous supposons que ce que Paul a reçu, il l’a reçu là et alors.
Point de méthode L’argument du silence paulinien sur la vie de Jésus a servi aux mythistes depuis Bruno Bauer. Il est faible pour une raison de genre : les lettres sont des interventions occasionnelles sur des conflits communautaires, non des catéchèses. Paul mentionne pourtant la naissance d’une femme et sous la Loi (Ga 4,4), l’institution de la Cène (1 Co 11,23-25), les frères du Seigneur dont Jacques (Ga 1,19 ; 1 Co 9,5), une parole sur le divorce (1 Co 7,10-11) et une autre sur l’entretien des prédicateurs (1 Co 9,14). C’est peu, et ce n’est pas rien.
La communauté de Jérusalem
Les Actes des Apôtres donnent de la première communauté une image idéalisée — communauté des biens, unanimité, croissance par milliers — dont l’historicité est discutée depuis Ferdinand Christian Baur. Quelques éléments résistent pourtant à la critique et sont corroborés par Paul.
Une direction collégiale à Jérusalem. Paul mentionne en Galates 2,9 «Jacques, Céphas et Jean, tenus pour être les colonnes» (στῦλοι), ordre où Jacques frère du Seigneur précède Pierre. Cette primauté d’un parent de Jésus, non membre du groupe des Douze, est un fait que les Actes minorent et que Paul atteste incidemment — donc solidement. Elle suggère une organisation de type dynastique ou familial, dont Eusèbe conserve la trace en rapportant que Siméon fils de Clopas, cousin de Jésus, succéda à Jacques (Histoire ecclésiastique III, 11).
Un conflit réel sur l’admission des païens. Le récit d’Actes 15 présente une assemblée ordonnée aboutissant à un décret ; Galates 2 raconte le même épisode — ou un épisode voisin — en termes de pression, de «faux frères introduits furtivement» et d’un affrontement public à Antioche où Paul reproche à Céphas son revirement. Les deux récits ne sont pas conciliables sans violence. La version de Galates, écrite par un protagoniste en colère, est méthodologiquement préférable : on n’invente pas un conflit qui vous a fait perdre.
Une collecte comme lien. Paul organise pendant des années une collecte des Églises pauliniennes pour «les saints de Jérusalem» (Ga 2,10 ; 1 Co 16,1-4 ; 2 Co 8-9 ; Rm 15,25-31). L’opération, qui occupe une place considérable dans ses lettres, atteste à la fois la dépendance symbolique des communautés grecques envers la communauté mère et la précarité économique de celle-ci.
La séparation d’avec le judaïsme
La question de savoir quand le christianisme a cessé d’être un mouvement juif est devenue, depuis trente ans, l’un des chantiers les plus actifs et les plus révisés de la discipline.
Le modèle classique plaçait la rupture tôt et la tenait pour nette : le martyre d’Étienne, la mission aux païens, la destruction du Temple en 70, puis la malédiction des hérétiques introduite dans la prière synagogale auraient successivement séparé les deux groupes. La ברכת המינים, douzième bénédiction de l’עמידה, était datée du synode de Yavné vers 90 et comprise comme une exclusion formelle des judéo-chrétiens.
Le modèle est aujourd’hui démantelé sur trois points. D’abord, le «synode de Yavné» est une construction historiographique : les sources rabbiniques ne décrivent aucune assemblée décisionnaire de ce type, et Shaye Cohen puis Daniel Boyarin ont montré que l’image doit plus au concile de Nicée qu’aux textes. Ensuite, la datation et la portée de la ברכת המינים sont incertaines : les מינים désignent des hérétiques en général, la mention explicite des Ναζωραῖοι n’apparaît que dans des versions tardives de la Genizah du Caire, et rien n’établit une efficacité excluante. Enfin, les sources des quatrième et cinquième siècles attestent que la séparation n’était toujours pas consommée : les homélies de Jean Chrysostome contre ceux qui fréquentent la synagogue (386-387) supposent des chrétiens d’Antioche qui jeûnent à Kippour et vont écouter les trompettes de Rosh ha-Shana.
Les modèles concurrents se répartissent en trois familles, et le choix entre elles engage toute la lecture des origines.
| Modèle | Thèse | Tenants | Difficulté |
|---|
| Séparation précoce | Rupture consommée dès 70, achevée en 135 | Historiographie classique ; Dunn dans sa première formulation (1991) | Contredit par les sources du IVe siècle |
| Séparation longue et régionale | Processus s’étalant du IIe au IVe siècle, à des rythmes différents selon les régions | Position dominante ; Lieu, Reed et Becker (The Ways that Never Parted, 2003) | Rend difficile toute datation, donc toute périodisation |
| Séparation imposée d’en haut | La distinction est le produit des élites — évêques et rabbins — contre des pratiques populaires mêlées | Boyarin, Border Lines (2004) | Suppose un pouvoir normatif que ni l’épiscopat ni le rabbinat ne possèdent avant Constantin |
Enjeu contemporain Ce débat n’est pas purement érudit. Le modèle de la séparation précoce soutenait une théologie de la substitution — l’Église remplaçant un Israël devenu caduc en 70 — que les Églises ont massivement révoquée après 1945. La Commission biblique pontificale (Le peuple juif et ses Saintes Écritures, 2001) et les déclarations des Églises issues de la Réforme depuis les années 1980 reposent en partie sur les acquis de cette recherche historique. Le déplacement historiographique et le déplacement doctrinal se sont produits ensemble, et il est impossible de dire lequel a entraîné l’autre — ce qui constitue en soi un objet d’étude.
Le second siècle : la Grande Église se constitue
Entre 100 et 180, le christianisme se dote de ce qui le définira durablement : un canon, une règle de foi, un épiscopat. Ces trois instruments apparaissent ensemble et contre les mêmes adversaires, ce qui n’est pas un hasard.
Marcion, armateur du Pont arrivé à Rome vers 140 et exclu en 144, est probablement le catalyseur. Il rejette entièrement l’Ancien Testament, distingue le Dieu créateur du Père de Jésus, et constitue le premier recueil fermé d’écrits chrétiens : un évangile — une version de Luc — et dix lettres de Paul. La Grande Église lui répond en gardant l’Ancien Testament et en constituant à son tour une collection, plus large. Adolf von Harnack (Marcion, 1921) soutenait que le canon catholique est né en réaction ; la thèse est aujourd’hui nuancée — des collections circulaient déjà — mais la fonction accélératrice de Marcion reste admise.
Le gnosticisme, dont la bibliothèque de Nag Hammadi découverte en 1945 a transformé la connaissance, oblige à définir une règle de foi. Le mot lui-même est aujourd’hui contesté : Michael Williams (Rethinking Gnosticism, 1996) et Karen King (What is Gnosticism?, 2003) ont montré que la catégorie a été forgée par les hérésiologues puis reprise telle quelle par l’érudition moderne, et qu’elle recouvre des mouvements trop divers pour former un ensemble. Cette critique n’a pas encore été intégrée par les manuels.
Le montanisme, apparu en Phrygie vers 165, pose la question du prophétisme continué et de l’autorité. La réponse de la Grande Église — la révélation est close, l’autorité est épiscopale et apostolique — achève le dispositif. Que Tertullien, le plus grand théologien latin de son temps, ait fini montaniste indique que la question n’était pas tranchée d’avance.
L’épiscopat monarchique apparaît d’abord chez Ignace d’Antioche, vers 110, avec une insistance qui trahit qu’il n’allait pas de soi : rien ne se fait sans l’évêque, l’évêque tient la place de Dieu, il n’y a qu’un autel comme il n’y a qu’un évêque. Ce martèlement suggère une structure en cours d’imposition, non une donnée reçue. À Rome, 1 Clément (vers 96) et le Pasteur d’Hermas parlent encore de presbytres au pluriel, et Rome n’aura probablement pas d’évêque unique avant le milieu du deuxième siècle. Cette chronologie différentielle est l’objet de la première dispute de ce module.