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Exégèse du Nouveau Testament

L’Apocalypse de Jean

Auteur, date, structure, symbolique, millénium et histoire de la réception

L’Apocalypse est le seul livre prophétique du Nouveau Testament, le dernier reçu dans le canon, le plus contesté par les Réformateurs et le seul que la liturgie orthodoxe ne lit jamais. Aucun texte biblique n’a produit autant de lectures divergentes ni nourri autant de mouvements, des chiliastes du IIe siècle aux dispensationalistes du XXe.

Auteur

L’auteur se nomme Jean quatre fois (1,1.4.9 ; 22,8), se présente comme prophète et non comme apôtre, et écrit depuis Patmos, «à cause de la parole de Dieu» (1,9), exilé ou relégué. Justin, vers 150, l’identifie à l’apôtre, fils de Zébédée, et Irénée le suit. Denys d’Alexandrie, vers 250, conteste cette identification sur des critères qui restent ceux de la critique moderne : le grec de l’Apocalypse, rude et solécistique, ne peut être celui du quatrième évangile, et les deux ouvrages diffèrent par le vocabulaire et la théologie. Papias mentionnait un «Jean le Presbytre» distinct de l’apôtre, à qui certains attribuent le livre. La question reste ouverte ; la désignation courante de «Jean de Patmos» laisse l’identité en suspens.

Date

HypothèseDateArguments
Domitienneca. 95Irénée (Adv. haer. V, 30, 3) situe la vision «vers la fin du règne de Domitien» ; le culte impérial en Asie, visé en 13,4-8, culmine sous Domitien ; l’état des sept Églises suppose une existence de plusieurs décennies
Néronienne68-69Les sept rois de 17,10, dont «cinq sont tombés, un existe» ; le Temple encore debout en 11,1-2 ; le chiffre 666 comme gématrie de «Néron César» en hébreu ; la légende du Nero redivivus (13,3 ; 17,8.11)

La date domitienne reste majoritaire, mais la thèse d’une persécution systématique sous Domitien a été révisée : Adela Yarbro Collins a montré que le livre répond à une crise perçue, l’hostilité locale, la pression du culte impérial, le souvenir de Néron, plus qu’à une persécution générale que les sources païennes n’attestent pas.

Genre

Le livre se définit trois fois. C’est une apocalypse (ἀποκάλυψις, 1,1), révélation par visions et médiation angélique, dans la lignée de Daniel, d’Hénoch et de 4 Esdras. C’est une prophétie (1,3 ; 22,7.10.18-19), ce qui le distingue des apocalypses juives pseudépigraphes : l’auteur écrit sous son nom, à ses contemporains, sans antidater. Et c’est une lettre, ouverte par un praescriptum épistolaire (1,4-5) et close par une bénédiction (22,21), adressée à sept Églises réelles. Cette triple appartenance explique que les lectures purement futuristes, qui négligent l’adresse aux Églises d’Asie, comme les lectures purement historiques, qui négligent la prophétie, manquent chacune une dimension du texte.

Structure

SectionChapitresContenu
Vision inaugurale1Le Fils d’homme parmi les sept chandeliers
Les sept lettres2-3Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie, Laodicée
Le trône et l’Agneau4-5La liturgie céleste ; le livre scellé que seul l’Agneau immolé peut ouvrir
Les sept sceaux6,1–8,1Les quatre cavaliers ; les 144 000 ; le silence dans le ciel
Les sept trompettes8,2–11,19Les fléaux ; les deux témoins
Le combat12-14La femme et le dragon ; les deux bêtes ; le chiffre 666
Les sept coupes15-16Les derniers fléaux ; Harmaguédon
Babylone17-18La prostituée sur la bête ; la chute de la ville
La Parousie et le millénium19-20Le cavalier sur le cheval blanc ; les mille ans ; le jugement
La Jérusalem nouvelle21-22Les cieux nouveaux et la terre nouvelle ; «Viens, Seigneur Jésus»

Les trois septénaires, sceaux, trompettes, coupes, ne se succèdent pas linéairement : le septième sceau contient les trompettes, et les coupes reprennent les fléaux de l’Exode. La récapitulation, principe déjà dégagé par Victorin de Pettau vers 300, fait que le livre revient plusieurs fois sur la même fin sous des images différentes, ce qui interdit de le lire comme une chronologie.

Travaux romands

  • Prigent, Pierre. L’Apocalypse de saint Jean. CNT 14. 3e éd. Genève : Labor et Fides, 2000.
  • Marguerat, Daniel, éd. Introduction au Nouveau Testament. 5e éd. Genève : Labor et Fides, 2021.
  • Vouga, François. Les premiers pas du christianisme. Genève : Labor et Fides, 1997.

Autres travaux

  • Aune, David E. Revelation. WBC 52A-C. 3 vol. Dallas et Nashville : Word et Nelson, 1997-1998.
  • Yarbro Collins, Adela. Crisis and Catharsis: The Power of the Apocalypse. Philadelphie : Westminster, 1984.
  • Koester, Craig R. Revelation. AB 38A. New Haven : Yale University Press, 2014.
  • Charles, R. H. The Revelation of St John. ICC. 2 vol. Édimbourg : T&T Clark, 1920.

L’Apocalypse pense par images, et ses images ont un référent : Rome, son empereur, son culte, son commerce. Le déchiffrement n’épuise pas le texte, mais il en est la condition.

L’Agneau

Le Christ est nommé «Agneau» (ἀρνίον) vingt-huit fois, quatre fois sept, et le titre gouverne la christologie du livre. Il apparaît en 5,6 «comme immolé» et pourtant debout, avec sept cornes, la puissance, et sept yeux, l’omniscience : la victoire est celle de la croix, et le Lion de Juda annoncé en 5,5 se révèle Agneau en 5,6, retournement qui est la clé du livre. Richard Bauckham a montré que ce «voir» après «entendre» est un procédé récurrent, qui réinterprète les attentes messianiques juives par la croix. L’Agneau partage le trône de Dieu (22,1.3) et reçoit l’adoration (5,8-14), ce qui fait de l’Apocalypse, avec le prologue de Jean, le texte de la plus haute christologie du Nouveau Testament, chez un auteur juif strictement monothéiste qui refuse par ailleurs l’adoration d’un ange (19,10 ; 22,8-9).

Les bêtes et le chiffre

FigureRéférenceRéférent
Le dragon12Satan, «le serpent ancien» (12,9), nommé explicitement
La bête de la mer13,1-10L’Empire romain, combinant les quatre bêtes de Dn 7 ; ses sept têtes sont sept collines et sept rois (17,9-10) ; la tête blessée et guérie (13,3) évoque le Nero redivivus
La bête de la terre13,11-18Le culte impérial et ses prêtres en Asie, qui font adorer la première bête ; nommée «faux prophète» en 16,13
Babylone17-18Rome, «la grande ville qui règne sur les rois de la terre» (17,18), assise sur sept collines ; le nom code est déjà en 1 P 5,13 et dans l’apocalyptique juive après 70

666

«C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête ; car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six» (13,18). La gématrie, calcul par la valeur numérique des lettres, donne 666 pour «Néron César» en lettres hébraïques, נרון קסר, et cette solution, proposée indépendamment par plusieurs savants en 1831, reste la plus reçue. Elle est confortée par la variante 616, attestée dans P115 et le codex C, qui correspond à la graphie latine «Nero» sans le ן final. Les identifications ultérieures, du pape à Napoléon, à Hitler ou à tel dirigeant contemporain, relèvent de l’actualisation et non de l’exégèse ; Irénée, qui connaissait déjà la variante 616, refusait de nommer.

La femme, les témoins, les 144 000

La femme couronnée d’étoiles de 12,1 est le peuple de Dieu, Israël puis l’Église, dont naît le Messie ; l’application à Marie, qui domine l’iconographie depuis le Moyen Âge, est une lecture seconde que le texte n’exclut pas mais ne vise pas. Les deux témoins de 11,3-13, vêtus de sacs, aux pouvoirs de Moïse et d’Élie, figurent l’Église dans sa mission prophétique et son martyre. Les 144 000 de 7,4 et 14,1, douze fois douze mille, sont un nombre de plénitude et non un effectif ; la lecture littérale des Témoins de Jéhovah, qui en font une classe distincte des élus, ignore que 7,9 fait suivre immédiatement ce nombre d’«une grande foule que personne ne pouvait compter».

Le millénium (20,1-6)

«Et ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans. Les autres morts ne revinrent point à la vie jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. C’est la première résurrection.»
Apocalypse 20,4-5, seul passage biblique mentionnant un règne de mille ans
PositionThèseTenants
PrémillénarismeLe Christ revient avant le millénium, règne terrestre de mille ans, suivi de la révolte finale et du jugementPapias, Justin, Irénée, Tertullien ; les dispensationalistes ; une part de l’évangélisme
AmillénarismeLe millénium est le temps de l’Église, entre la première venue et la Parousie ; la «première résurrection» est spirituelle, le baptême ou la vie des martyrs auprès de DieuAugustin (Cité de Dieu XX), la tradition catholique et orthodoxe, Luther, Calvin, la majorité réformée
PostmillénarismeLe Christ revient après un millénium, âge d’or de l’Église obtenu par la prédicationPuritains, Jonathan Edwards, théologie réformée américaine du XIXe siècle

Le chiliasme fut la lecture dominante des trois premiers siècles, et Justin la tenait pour la foi «des chrétiens de pleine orthodoxie» tout en admettant que d’autres pensaient autrement (Dialogue 80). Augustin, d’abord chiliaste, y renonça, et sa lecture s’imposa en Occident ; la Confession d’Augsbourg (art. XVII) et la Seconde Confession helvétique (ch. XI) condamnent les «opinions judaïques» d’un règne terrestre. L’Orient n’a jamais dogmatisé la question, et l’absence liturgique du livre l’a laissée en marge.

Travaux romands

  • Prigent, Pierre. L’Apocalypse de saint Jean. CNT 14. Genève : Labor et Fides, 2000.
  • Cullmann, Oscar. Christ et le temps. Neuchâtel : Delachaux et Niestlé, 1947.

Autres travaux

  • Bauckham, Richard. The Climax of Prophecy: Studies on the Book of Revelation. Édimbourg : T&T Clark, 1993.
  • Bauckham, Richard. The Theology of the Book of Revelation. Cambridge : Cambridge University Press, 1993.
  • Beale, G. K. The Book of Revelation. NIGTC. Grand Rapids : Eerdmans, 1999.
  • Kovacs, Judith et Christopher Rowland. Revelation. Blackwell Bible Commentaries. Oxford : Blackwell, 2004.

Aucun livre biblique n’a une histoire de la réception aussi contrastée : reçu tard et à contrecœur en Orient, exalté puis suspecté en Occident, il a servi de grille de lecture à toutes les crises et de fondement à des mouvements que l’Église a le plus souvent condamnés.

Le canon

En Occident, le livre est reçu tôt : le canon de Muratori, Irénée, Tertullien, Hippolyte le tiennent pour apostolique. En Orient, la contestation de Denys d’Alexandrie pèse longtemps : Eusèbe le classe parmi les livres «contestés» tout en le mentionnant aussi parmi les reçus, Cyrille de Jérusalem et Grégoire de Nazianze l’omettent de leurs listes, le concile de Laodicée vers 363 ne le retient pas, et la Peshitta syriaque ne l’inclut qu’au VIe siècle. Athanase l’inscrit dans sa liste de 367, ce qui fixe sa réception en Égypte, mais la liturgie byzantine ne l’a jamais intégré à ses lectures, situation unique dans le canon. Le codex Alexandrinus, du Ve siècle, en est le meilleur témoin textuel, le Vaticanus s’arrêtant avant.

Les six derniers versets d’Érasme

Le manuscrit grec de l’Apocalypse dont disposait Érasme pour son édition de 1516 était mutilé de la fin. Pressé par l’imprimeur, il retraduisit les versets 22,16-21 du latin de la Vulgate en grec, produisant des leçons qu’aucun manuscrit grec n’atteste, dont «le livre de vie» au lieu de «l’arbre de vie» en 22,19. Ces leçons passèrent dans le Textus Receptus et, de là, dans la King James de 1611.

Les Réformateurs

Luther écrit dans sa préface de 1522 : «Mon esprit ne peut s’accommoder de ce livre… Je ne puis y reconnaître ni l’Esprit Saint ni l’apostolicité», et il le range, avec Hébreux, Jacques et Jude, en fin de son Nouveau Testament, sans numéro. Il révise son jugement en 1530, y trouvant désormais l’annonce des tribulations de l’Église et l’identification de la papauté à l’Antichrist, et sa préface de 1530 propose une lecture historique continue. Zwingli déclarait que l’Apocalypse «n’est pas un livre biblique». Calvin, qui a commenté tous les livres du Nouveau Testament sauf 2 et 3 Jean, ne l’a pas commentée, et son silence a été diversement interprété, prudence ou réserve. Bullinger, en revanche, lui consacra cent sermons, et la Seconde Confession helvétique la reçoit sans réserve.

Les quatre écoles

ÉcolePrincipeOrigine et tenants
PrétéristeLe livre décrit des événements du Ier siècle, la persécution romaine et, pour certains, la chute de Jérusalem ; il est accompli, sauf les derniers chapitresAlcázar, jésuite, 1614, contre la lecture protestante antipapale ; la majorité de l’exégèse critique moderne
HistoricisteLe livre décrit toute l’histoire de l’Église, de Jean à la Parousie, chaque vision correspondant à une époqueJoachim de Flore ; les Réformateurs, pour qui la bête est la papauté ; Isaac Newton ; les adventistes
FuturisteTout, à partir du chapitre 4, concerne les derniers temps encore à venirRibera, jésuite, 1590, pour dégager la papauté ; Darby et le dispensationalisme ; l’évangélisme populaire, de la Scofield Bible à Left Behind
IdéalisteLe livre dépeint le combat permanent entre Dieu et le mal, sans référence à des événements datablesAugustin en partie ; Hendriksen ; une part de l’exégèse réformée contemporaine

Les quatre écoles ne s’excluent pas nécessairement, et les commentaires récents combinent le prétérisme, qui rend compte de l’adresse aux Églises d’Asie, avec l’idéalisme, qui rend compte de la portée permanente. Le millénarisme et le futurisme dispensationaliste ont eu, aux États-Unis, une influence sur la politique étrangère et sur l’attitude envers Israël qui dépasse largement le champ exégétique.

La liturgie et les arts

Là où l’Orient s’est tu, l’Occident a chanté et peint : le Sanctus reprend 4,8, le Dignus est Agnus reprend 5,12, et la liturgie pascale tire du livre une part de ses lectures. Les Beatus d’Espagne, la tapisserie d’Angers, les gravures de Dürer en 1498, Le Greco, William Blake, puis Messiaen avec le Quatuor pour la fin du Temps composé au stalag en 1941, attestent une fécondité artistique que nul autre livre biblique n’égale, et qui tient à sa nature même : un texte fait d’images.

Travaux romands

  • Prigent, Pierre. L’Apocalypse de saint Jean. CNT 14. Genève : Labor et Fides, 2000.
  • Marguerat, Daniel, éd. Introduction au Nouveau Testament. 5e éd. Genève : Labor et Fides, 2021.

Autres travaux

  • Kovacs, Judith et Christopher Rowland. Revelation. Blackwell Bible Commentaries. Oxford : Blackwell, 2004.
  • Wainwright, Arthur W. Mysterious Apocalypse: Interpreting the Book of Revelation. Nashville : Abingdon, 1993.
  • Boxall, Ian. Patmos in the Reception History of the Apocalypse. Oxford : Oxford University Press, 2013.
  • Metzger, Bruce M. The Text of the New Testament. 4e éd. New York : Oxford University Press, 2005.

Hypothèses de travail — mémoire et thèse

Quatre pistes sur le livre le plus interprété et le moins lu.

H1. Le nombre 666

  • Master
  • Exégèse / épigraphie
  • 12-18 mois

Hypothèse. La lecture guématrique de 666 comme « Néron César » en hébreu explique du même coup la variante 616 attestée par P115 et d’autres témoins — la forme latine du nom donnant ce second chiffre — ce qui constitue un argument fort et vérifiable.

État de la question
L’identification néronienne est majoritaire ; l’argument de la variante 616 est cité mais rarement développé avec la documentation onomastique.
Corpus
Ap 13,18 ; P115 ; variantes de l’appareil ; ostraca et graffiti guématriques ; formes du nom de Néron en hébreu et en grec.
Méthode
Vérifier les valeurs numériques des différentes graphies attestées et évaluer les identifications concurrentes.

Ce qui la réfuterait : Une identification alternative expliquant aussi bien les deux chiffres.

H2. Les sept Églises : archéologie et rhétorique

  • Master
  • Archéologie / exégèse
  • 12-18 mois

Hypothèse. Les reproches et les éloges adressés à chaque Église contiennent des allusions à des réalités locales documentées — les eaux tièdes de Laodicée, le trône de Pergame, la richesse de Sardes — et le relevé systématique de ces allusions permet de mesurer la connaissance locale de l’auteur.

État de la question
Colin Hemer a produit ce relevé en 1986. Il mérite d’être repris avec les fouilles conduites depuis.
Corpus
Ap 2-3 ; fouilles d’Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie, Laodicée ; épigraphie locale.
Méthode
Confronter chaque allusion aux données archéologiques actualisées et coder la force du rapprochement.

Ce qui la réfuterait : Une majorité d’allusions sans ancrage local vérifiable.

H3. Les quatre modèles d’interprétation

  • Master
  • Histoire de l’exégèse
  • 12-18 mois

Hypothèse. Les quatre lectures — prétériste, historiciste, futuriste, idéaliste — ne se succèdent pas mais alternent selon les conjonctures, et leur distribution est corrélée aux crises politiques et religieuses de chaque période.

État de la question
La typologie est classique ; sa distribution historique n’a pas été étudiée sériellement.
Corpus
Commentaires de Victorin, Tyconius, Joachim de Flore, Luther, Bossuet, Darby, Charles, Caird, Bauckham ; littérature millénariste.
Méthode
Dater les commentaires majeurs, coder leur modèle, et corréler aux contextes.

Ce qui la réfuterait : Une succession chronologique régulière des modèles indépendante des conjonctures.

H4. La réception liturgique de l’Apocalypse

  • Master
  • Liturgie
  • 12-18 mois

Hypothèse. L’Apocalypse est absente des lectionnaires byzantins et marginale dans les lectionnaires occidentaux, malgré son influence iconographique considérable, et ce contraste entre absence liturgique et omniprésence visuelle est mesurable.

État de la question
L’absence byzantine est connue ; son articulation avec l’abondance iconographique n’a pas été traitée.
Corpus
Lectionnaires byzantins et romains ; Ordo lectionum Missae ; apocalypses illustrées ; tympans romans ; tapisserie d’Angers.
Méthode
Comparer la présence du livre dans les lectionnaires et dans les programmes iconographiques par période.

Ce qui la réfuterait : Une présence liturgique proportionnée à l’influence iconographique.

Quiz — L’Apocalypse de Jean

Sur quels critères Denys d'Alexandrie, vers 250, distinguait-il l'auteur de l'Apocalypse de celui du quatrième évangile ?

  • Sur le témoignage de Papias uniquement
  • Sur le grec, rude et solécistique, incompatible avec celui de l'évangile, et sur le vocabulaire et la théologie
  • Sur la localisation à Patmos
  • Sur l'absence du nom de Jean dans l'évangile